NOUVEAU PROJET EN UKRAINE

Octobre 2019

Près de 400 000 enfants vivent le long de la ligne de front à l’est de l’Ukraine. Pour nombre d’entre eux, le quotidien des cinq dernières années a été rythmé par le vacarme lointain des tirs d’artillerie, des bombardements et la distribution d’aide humanitaire. La FSD prépare un nouveau projet pour améliorer l’accès à une éducation de qualité dans ces conditions difficiles.

bullying

La FSD travaille en Ukraine depuis 2015 : l’organisation conduit des opérations de déminage et offre des sessions de sensibilisation au danger des mines dans les écoles et jardins d’enfants. En quatre ans, la FSD s’est rendue dans 98% des écoles situées le long de la ligne de front. Près de 160 000 enfants savent maintenant comment réagir s’ils se trouvent face à des mines ou des munitions non-explosées.

MRE flyers

En effectuant ces sessions de sensibilisation, le personnel de la FSD a réalisé l’étendue des dégâts subie par les infrastructures scolaires et l’impact dévastateur du conflit en cours sur la scolarisation des enfants. Avec ce nouveau projet, la FSD vise à tirer profit de son expérience en Ukraine ainsi que de son expertise et réseau dans le secteur de l’éducation pour permettre à tous les petits Ukrainiens de recevoir l’éducation qu’ils méritent, et pour qu’ils bénéficient du rôle protecteur que l’école peut jouer en temps de crise.

Les obstacles à l’éducation à l’est de l’Ukraine sont nombreux. Les infrastructures scolaires ont été sérieusement endommagées par le conflit. Dans certains cas, les sanitaires et cantines ont été touchés et ne peuvent plus être utilisés par les enfants. De plus, en raison d’un manque de ressources, le matériel éducatif est souvent dépassé ou manquant. Des parents ont raconté avoir dû se cotiser pour acheter des chaises, les élèves n’ayant rien pour s’assoir pendant les leçons. 

Les trajets vers l’école sont également affectés par la guerre. Certains enfants doivent écouter chaque matin d’où vient le son des combats pour savoir quel chemin sera le plus sûr. Quant aux bus scolaires, ils sont souvent en mauvais état ; les élèves manquent  donc fréquemment les cours lorsque ces bus sont en pannes. 

schoolbus

La guerre mène inévitablement à une fréquentation scolaire diminuée. Les enfants et adolescents vivant dans des contextes de conflit et d’instabilité ont 30% plus de risque de ne pas terminer l’école primaire. Ces garçons de la ville de Bilytske devraient être à l’école. À la place, ils ramassent des morceaux de ferraille qu’ils espèrent échanger contre de l’argent.

missing school

Les adolescents scolarisés à proximité de la ligne de front sont plus enclins à la violence politique et à la normalisation du harcèlement. Leur qualité de vie est inferieure à celle des autres jeunes Ukrainiens. La peur fait aussi partie intégrante du quotidien. Ci-dessous, Leonid Makarov, un enseignant de 24 ans, avec ses élèves de 3ème au collège de Zalizne. Alors que les jeunes finissaient l’année scolaires, l’un d’entre eux, Dasha, a été tué dans un bombardement.

teenagers

La FSD lève des fonds pour entamer ce nouveau projet et ainsi participer à allègement du fardeau des enfants touchés. Parmi les activités prévues figurent la réhabilitation des infrastructures et moyens de transport, la livraison de matériel, l’organisation d’activités de cohésion et de sensibilisation, et le renvoi des situations nécessitant un appui psychosocial aux organisations compétentes.

Lancer l’opération et financer ses 12 premiers mois nécessite environ CHF 400 000. La FSD approche des institutions de toutes tailles et leur propose de contribuer à ce projet selon leurs possibilités.

Intéressé-e-s à soutenir ce projet ? Nous vous fournirons volontiers davantage d’informations: info@fsd.ch

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