UKRAINE

En Ukraine, le conflit se poursuit dans les régions  de Lougansk et de Donetsk après les événements de 2014, quand certains éléments avaient déclaré l’indépendance  et tenté de faire sécession. Une “ligne de contact” a été établie de facto à l’Est de l’Ukraine, qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement des zones non contrôlées. Les forces armées ukrainiennes et les séparatistes de la République populaire de Lougansk (LPR) et de la République populaire de Donetsk (DPR) échangent presque quotidiennement  des tirs de roquettes, de mortiers, d’artillerie et d’armes légères.

Ce conflit qui perdure a provoqué une vaste crise humanitaire avec 3, 4 millions de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire après cinq années d’hostilités armées. La situation économique s’est détériorée, ce qui se répercute sur les moyens d’existence et les possibilités d’emploi dans toute la région. Les principales préoccupations pour protéger la population sont l’accès à l’emploi, la sécurité, la liberté de mouvement  et le problème des victimes civiles des bombardements aveugles et des mines ou munitions explosives.

La FSD a travaillé depuis début 2015 en Ukraine afin d’éviter qu’il y ait de nouvelles victimes, en intensifiant la sensibilisation aux risques des munitions explosives dans l’Est de l'Ukraine. Les opérations ont commencé par une éducation aux risques des munitions explosives dans les régions touchées par le conflit, en ciblant plus particulièrement les enfants.  Les opérations ont été gérées par notre siège opérationnel à Slaviansk avec l’appui du siège administratif de Kiev.

Plus tard, en 2017, la FSD a mis sur pied une  capacité complète de déminage qui fait appel à des forces de sécurité régionales  et les aide à dépolluer  les zones touchées par les conflits des restes explosifs.  La FSD a conduit différentes actions de lutte contre les mines, y compris une éducation aux risques des munitions explosives, et a également réalisé une enquête non-technique (NTS). Au total 4’884’667 m2 ont été contrôlés et 3991’580 m2 de terre ont été remis à disposition pendant la période opérationnelle.

En 2019, les activités d’enquête non-technique (NTS) et de dépollution ont dû être arrêtées, faute de financement. Néanmoins la FSD est parvenue à remettre aux autorités locales cinq zones de terres dépolluées. Ce qui signifie que dès le printemps 2020, les agriculteurs locaux pourront recommencer à travailler leurs terres après cinq années de frustration et d’incertitude.

Depuis plus de quatre ans, la FSD organise des sessions d’éducation aux risques: pour les enfants dans les écoles et les jardins d’enfants et pour les adultes dans les centres communautaires, les conseils de village ou lors d’assemblées des communautés. Depuis le début des opérations en 2015, ces sessions d’éducation  aux risques des munitions explosives ont permis de faire passer des informations qui sauvent la vie à plus de 195’094 hommes, femmes, garçons et filles.

En 2020, la FSD va mettre oeuvre quelque chose de différent de son travail habituel. En janvier nous avons démarré un projet “d'aide à l’éducation”, qui a pour but de préserver le droit des enfants à l’éducation, en facilitant l’accès à l’école et en assurant des conditions de sécurité dans ces écoles (ou autres institutions d’éducation) afin de pouvoir donner une éducation de qualité à tous les étudiants touchés par le conflit.

La FSD continuera cette année  également dans le domaine de l’éducation aux risques avec un projet qui cible les personnes qui se déplacent en Ukraine depuis les zones non-contrôlées par le gouvernement vers les zones contrôlées par le gouvernement.

Formation des infirmiers d'urgence FSD (simulation d’un accident de voiture, 2018)

L’impact de la guerre sur les enfants à l’est de l’Ukraine

Nos remerciements spéciaux à nos donateurs et aux personnes qui nous soutiennent :

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